L'épilepsie et la famille

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L'épilepsie et la famille

Message par Invité le Dim 3 Aoû 2008 - 15:01

La vie en famille

C'est au
sein de la famille que se vit la plus grande souffrance. Chacun a son
mode d'acceptation ou de non acceptation de la maladie. Il importe donc
d'éviter les déchirements affectifs liés à cette situation et de
veiller au respect de la place de l'enfant dans la famille. Là encore,
afin d'éviter d'éventuels traumatismes affectifs, il est conseillé de
se faire aider par un psychologue connaissant bien l'épilepsie et qui
devrait permettre d'harmoniser les relations.
Au sein de la famille,
les rapports doivent être fondés sur la tolérance et la patience. Les
enfants épileptiques sont souvent des enfants «explosifs», parfois
immatures, et les relations sont difficiles entre les membres de la
famille.
Il ne faut pas oublier que l'enfant, malgré les apparences,
souffre de sa maladie, de ses «trous» (causés par ses crises ou ses
absences) qui l'effraient. Sa violence peut être la traduction de ses
angoisses et d'un mal-être. De surcroît, l'enfant est conscient de sa
différence, celle-ci pouvant s'accroître si des difficultés scolaires
apparaissent, et la jalousie entre frères et sœurs s'installe. Il peut
être tenté de se réfugier dans un monde imaginaire (tellement moins
angoissant), le réel étant trop insupportable. Il faut être très à
l'écoute de ses souhaits, jouer avec lui, le valoriser à travers ce
qu'il réussit bien à faire, lui donner des responsabilités.
La vie
quotidienne familiale est remplie de moments où la coopération est
possible: jouer un rôle dans les tâches quotidiennes, mettre le
couvert, faire la cuisine, aider les plus jeunes… tout cela montre à
l'enfant qu'il a sa place dans la famille (donc dans la société), sa
maladresse éventuelle n'étant pas prise en compte. Il faut éviter qu'il
se fasse rabrouer ou ridiculiser au sein de la famille. Les camarades à
l'école se chargent suffisamment de cela pour que la famille soit un
lieu de compréhension, de tolérance, où l'on soit revalorisé. La
patience et la confiance en l'avenir sont le meilleur moyen conduisant
à l'épanouissement et donc, à l'amélioration.
On doit, malgré tout,
rester exigeant, les règles de la vie de famille étant les mêmes pour
chaque membre. Il ne faut donc pas que l'enfant ait l'impression
d'avoir un régime de faveur, situation qui peut conduire à un
changement difficilement contrôlable.

Les rapports entre frères et sœurs
Le
caractère particulier de l'enfant ayant une épilepsie, ajouté à un
sentiment d'injustice (pourquoi moi?) crée des situations
conflictuelles très fréquentes (jalousie, agressivité, repli sur soi)
entre frères et sœurs.
On doit enseigner à ceux-ci la tolérance,
sans pour autant exagérer… En effet, il ne faut pas que le tempérament
de l'enfant malade bouleverse l'évolution, gâche la vie des frères et
sœurs. Ceux-ci ne sont pas responsables de la différence existante. Il
est important qu'ils aient leur vie, leurs amis. Ils ont droit aux
félicitations, aux encouragements lorsqu'ils le méritent, aussi bien
qu'aux réprimandes. On ne peut leur imposer le partage systématique des
loisirs, des amis, des sorties. Plus que d'autres, ils ont besoin de
s'évader d'une atmosphère peut-être lourde qui règne à la maison. Il en
est de même pour l'enfant épileptique: il est important qu'il ait, dans
la mesure du possible, des activités qui lui soient propres, qu'il ait
sa vie à lui.
Cependant, une solidarité (idéale si elle est
spontanée) doit exister. Lorsqu'un frère ou une sœur est très proche de
l'enfant malade, il est bon que celui-ci soit associé de temps en temps
aux réjouissances de l'autre (cinéma, restaurant, etc.). Mais il ne
faut pas que cela soit imposé, afin que les frères et les sœurs ne se
sentent pas dans l'obligation d'assumer la maladie.
C'est un
équilibre difficile à trouver, et les choses doivent être claires afin
que les frères et sœurs puissent évoluer dans une atmosphère la plus
épanouissante possible. On peut en quelques mots établir la règle
suivante: l'enfant épileptique ne doit pas empêcher l'épanouissement
des frères et sœurs, mais ceux-ci ne doivent pas non plus mettre
systématiquement de côté le frère ou la sœur malade.
Il est bon pour
tous d'en parler ouvertement. Cette coopération parents, frères et
sœurs à travers le dialogue devrait permettre d'éviter la mise à
l'écart, l'éloignement, présents et à venir.

Le rôle des autres membres de la famille

Si l'épileptique a la chance d'être entouré d'une famille compréhensive et solidaire, il faut s'appuyer sur elle.
Les
grands-parents, oncles ou tantes, peuvent être d'une grande aide. Même
s'ils ne vivent pas avec l'enfant, ils sont directement concernés
affectivement. Cette situation extérieure peut leur permettre de jouer
un rôle apaisant. Ils peuvent être les confidents des souffrances de
l'enfant et l'accueillir de temps à autre. Il est bon pour l'enfant,
qui n'a peut-être que rarement l'occasion de sortir, de se sentir
souhaité, invité et accueilli avec chaleur. Cette «autre famille» peut
également être pour lui un lieu de refuge en cas de situation
conflictuelle à la maison.

Voici un lien qui vous mènera vers une rubrique du forum dont
le thème est la famille et l'épilepsie. Vous y trouverez des
témoignages et d'autres informations très intéressantes :



http://epilepsie.forumpro.fr/la-vie-de-famille-f7/

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